13 novembre 2011

Enquête OPS sur l'occupation du parc social

Le questionnaire OPS doit être retourné complété et signé, recto et verso, à Paris Habitat pour le 19 novembre, dernier délai .

Des locataire nous ont demandé s'ils devaient retourner le document "déclaration" en même temps. Dans un premier temps la réponse est NON.

En revanche, si une modification de l'occupation de votre logement intervient après le retour de votre questionnaire soit entre le 19 novembre 2011 et le 1er janvier 2012, vous utiliserez cette déclaration pour la notifier à Paris Habitat.

06 février 2009

à propos du surloyer modifié par la loi Boutin

Nous reproduisons ci-après l'intégralité de la lettre ouverte aux élus des locataires de la Porte de Brancion sur ce sujet.

Les associations du 14e sont très sensibilisées par les problèmes provoqués aux locataires de logements sociaux par l'application de la loi Boutin dont on perçoit qu'elle vise plus à démanteler petit à petit le logement social au profit du privé, qu'à le favoriser.

LETTRE OUVERTE A TOUS NOS ELUS
Bonjour Mesdames et Messieurs,

Voilà nous sommes face aux sur loyer. Aujourd'hui je viens de recevoir le courrier d'un locataire qui nous annonce son départ à cause de l'augmentation de son loyer. Il n'occupait pas un grand appartement un petit T3. Et oui, nos appartement ne sont pas si grand. C'est une perte sèche pour l'OPH, car cette personne payait sans problème depuis des années sur loyer, loyer et charges. Elle avait même amélioré avec ces propres denier son habitat donc le patrimoine de l'OPH. Aujourd'hui c'est donc une personne solvable et un bon contribuable qui quitte le 15ème arrondissement. Je vous joint son courrier plein de tristesses et de dépits. Ce n'est qu'un début avant la ghettoïsation de l'habitat de l'OPH avec tous les problèmes des banlieues. Et oui la particularité de PARIS était que l'habitat sociale avait préservé une mixité des locataires ce qui avait pour effet de tirer les populations vers le mieux vivre, le respect du patrimoine et de voir vers un avenir meilleur par la réussite des uns. Chers élus, faites passer le message auprès de ceux qui ont votés cette loi. Un jour cela coûtera plus cher aux contribuables pour rétablir la tranquillité et l'ordre, sans compter que si ghetto il y a, le prix du mètre carré du privé à PARIS s'effondra.

Bien cordialement
Ph. BOURDET

Président des BRANCIONNOIS

Les locataires concernés ont été avisés en janvier par Paris-Habitat de l'augmentation souvent conséquente de leur surloyer à compter de mars.. avec effet rétroactif.

Il ne suffit pas de faire appel au bon sens très théorique des élus. Il faut aussi et surtout faire attention à ne pas voter pour n'importe qui...

 

 

05 février 2009

pollution toxique par fumées cheminée collective

Nous subissons cet hiver une pollution identique à celle décrite en décembre 2007 mais aggravée du fait des températures nettement plus froides que l'an dernier.

A tel point que nous pouvons répété ce que nous écrivions le 8 décembre 2007 :

"enfumés !!! c'est reparti pour l'hiver...

C'est reparti pour tout un hiver dans l'enfumage des locataires de l'escalier A (6e et 7e étage), B (7e étage), par malfaçon résultant de la non prise en compte du VENT se rabattant vers l'immeuble et lorsqu'il souffle en rafale comme actuellement, lors de la modification fin 2005 de la chaufferie et du conduit de cheminée.

Dès que la chaudière est fortement sollicitée pour le chauffage, une forte odeur âcre de charbon brûlé est perceptible dans les derniers étages côté rue Sarrette, escalier A 6e et 7e étages, escalier B, 7e étage et parfois jusqu'au 4e de l'escalier C..."

 

Cet hiver les locataires des 6e et 7e étages ont constaté fin décembre - début janvier que les fumées noires se rabattaient par moment jusque à mi-hauteur de l'escalier E. La Préfecture nous avait indiqué en 2006 que les fumées de combustion du gaz de ville sont toujours blanches, des fumées noires indiquant une pollution toxique au CO².

Ce conduit de cheminée de la chaufferie collective n'ayant pas été ramoné depuis plusieurs années et à la connaissance des premiers locataires de l'immeuble, jamais ramoné du tout, on peut supposer que la suie du charbon utilisé les premières années brûle lorsque la chaudière chauffage est fortement sollicitée.

Cette année tout le quartier profite encore de notre pollution toxique notamment toutes les nuits dès que les températures avoisinent les 2-3° et moins. On respire cette odeur irritante pour la gorge, les yeux et les voies respiratoirs à partir de 23h environ dans une bonne partie de la rue Sarrette, et des rues aux alentours de notre immeuble. A basse température extérieure, tirage plus important de la chaudière collective gaz, les fumées sont systématiquement noires.

En plus du ramonage du conduit qui n'est pas effectué chaque année, il manque également un déflecteur au conduit cheminée en sortie toit qui éviterait que chaque hiver les vents tournants rabattent la fumée nocive chargée de CO² vers les fenêtres sur jardin des 6e et 7e étages de l'escalier A et B principalement.

 

 

28 juin 2007

liste des députés

"Dans mon HLM" a la bonne idée de publier la liste des députés auxquels l'on peut s'adresser en cas de problèmes insolubles avec l'OPAC... 

Le nôtre est le député vert, Yves Cochet. Vous avez entendu panneaux solaires ? énergie photovoltaïque ? ... c'est certainement que nous devons être têtus.

"Lorsque l’OPAC de Paris ou la Mairie d’arrondissement sont défaillants, adressez un mail ou un courrier expliquant votre problème à votre député pour qu’il puisse vous aider à débloquer la situation et pour l’informer des problèmes de gestion locative que vous rencontrez au quotidien."

26 avril 2007

Office Public d'Habitat (suite)


La loi du 5 mars 007 instituant le droit opposable au logement (DALO) a ratifié l'ordonnance n°2007-137 du 1er février 007 créant les OPH -(Office Public de l'Habitat).
En voici une analyse réalisée pour la Gazette des Communes par Paule Quilichini, maître de conférence à la fac d'Orléans.

Elle indique que plusieurs décrets d'application seront nécessaires pour préciser notamment :
- les conditions de passage au nouveau statut ;
- la composition du Conseil d'Administration ;
- l'équilibre financier ;
- le personnel non titulaire ;
- situation des fonctionnaires ;
- et celle des directeurs généraux.

pour mémoire, le texte de l'Ordonnance_du_01-02-2007.pdf  .

19 avril 2007

chantier futur siège OPAC de Paris

21bis,rue Claude Bernard

Pour voir cet album cliquer sur l'adresse ci-dessus.
Le premier permis de construire avait été déposé en août 2005, rejeté en mars 2006, modifié et délivré en juillet 2006,
prévoyait  "réhabilitation avec création de plancher du rez-de-chaussée au dernier étage d'un bâtiment de 6 étages sur 2 niveaux de sous-sol à usage de bureau et de stationnement avec réfection et modification des façades et installation d'une verrière au dernier étage
du bâtiment."

Un modificatif au permis de construire ajoutait en novembre 2006
"redistribution intérieure, extension du rez-de-chaussée haut et modification d'aspect extérieur."
La SHON (surface hors d'oeuvre nette) passait de juillet à novembre 2006 de 1059 m² à 1385 m². Ce qu'elle était à l'origine, 1385 m² qui firent l'objet du permis de démolir apparemment longtemps oublié, puisqu'il n'a été déposé qu'avec le modificatif en novembre 2006 (et non en août 2005 avec la première demande de permis de construire).

La coïncidence des dates de chantier, en mars 2006 la réhabilitation de l'immeuble Sarrette démarrait... on nous avait
refusé l'installation de panneaux solaires en toiture pentue, mais on prévoyait l'installation d'une verrière au siège social, lui vaut ce billet.
Nous  laisserons de côté  pour le moment, le coût de cette restructuration architecturale. Elle pourra servir de comparatif dans un futur proche à certaines misérables réhabilitations du patrimoine de logements locatifs de l'OPAC.


21 février 2007

Un nouveau pas vers la privatisation des Offices Publics HLM

communiqués de GT OPIHLM Argenteuil Bezons < cgtopihlm@free.fr > et de la CNL à propos de l'ordonnance
créant les O.P.H. - Office Public de l'Habitat qui remplaceront les actuels OPHLM - Office Public d'Habitations
à Loyers Modérés.

Il y a deux ans, nous avions déjà constaté que l'OPAC désignait, en interne, ses locataires par le terme de "client".
Il est assez étonnant que ces deux organisations n'aient pas eu connaissance de l'usage de cette terminologie
nouvelle plus tôt... ou ne s'en émeuvent que si tardivement.
Sur les documents de gestion des charges locatives, le locataire est en effet désigné depuis au moins deux ans, et peut être plus, par le mot "client". Client n° tant, Client untel.





Transformation du statut des Offices Publics HLM


Un mauvais coup pour le Droit au Logement


 

 


Le gouvernement vient de décider par ordonnance de changer le statut des Offices Publics HLM pour les transformer enétablissement à caractère commercial.
Cette introduction d'une logique commerciale dans la gestion du logement social estincompatible avec la notion de service aux locataires et la garantie du droit au logement.

Cela constitue un pas supplémentaire pour laprivatisation des Offices Publics HLMen voulant soumettre le logement aux seules règles de la concurrence alors que nous traversons une grave crise du logement. Elle a d'ailleurs a conduit le gouvernement, pour des raisons médiatiques, à élaborer dans la précipitation un projet de loi pour le Droit au logement opposable sans se donner les moyens et les outils afin qu'il soit effectif. Au contraire,
le Droit au logement sera le seul droit opposable qui ne s'appuie pas sur un important Service Publiccomme le sont les droits à l'éducation et à la santé.


 

La crise du logement est le résultat de la marchandisation du logement social depuis de nombreuses années privilégiant la spéculation immobilière et foncière au lieu de la réguler notamment par le développement d'un véritable service public de l'habitat.
Cette politique conduit inexorablement à la flambée des loyers, au mal logement, à l'accentuation des écarts entre l'offre et la demande de logement, à l'exclusion de toute une partie de la population, aux discriminations……


La modification du statut des Offices HLM accélère le changement de statut


des locataires : ils deviennent des clients qui, de façon peut-être progressive mais sûre, seront considérés en fonction de leurs capacités financières, et ce à l'opposé du principe fondamental qu'est l'égalité de traitement.


des personnels : dont l'évaluation portera sur la réalisation d'objectifs quantifiésqui conditionneront à leur tour une part importante de leurs salaires, et non plus selon leurs capacités à répondre à un besoin social qui peut nécessiter une sollicitation et une mobilisation d'autres services publics

        
des organismes : qui seront contraints d'organiser leurs fonctionnements essentiellement sur la rentabilité financière, pour faire face à la concurrence qui en sera le moteur essentiel, en lieu et place de l'objectif de mise en œuvre d'un droit au logement de qualité, et de prix abordable.

 


Le gouvernement, conforme à ses orientations libérales, poursuit la casse du service public pour alimenter la spéculation et les profits au détriment de la réponse aux besoins de la population.

 
Cette orientation s'inscrit à contre courant de l'histoire. Fût-elle par Ordonnance, l'affaire est loin d'être réglée.


 Comment assurer une véritable mission de service public, avec des personnels considérés comme une variable d'ajustement des budgets, et dont les conditions professionnelles ne permettent pas un véritable travail de proximité en partenariat avec d'autres services publics pour identifier les déséquilibres familiaux liés notamment à la perte d'emploi, aux ruptures familiales, aux problèmes de santé, à l'échec scolaire.

 


Pour conclure, ce n'est pas la loi du marché qui apportera une réponse à la grave crise du logement, au contraire elle conduit à la marchandisation du logement, l'exclusion, la spéculation, la pénurie … La question du logement est une préoccupation prioritaire de la population. La nécessité impérieuse dedévelopper un véritable Service Public de l'habitat, sans vocation commerciale, doté de moyens financiers et géré démocratiquementgrandit. De plus en plus d'organisations ou institution le réclame, il s'agit d'un vraichoix de société, qui doit être au cœur des débats parlementaires et des réponses concrètes que les citoyens sont en droit d'attendre des candidats à l'élection présidentielles.

 


CGT Services Publics



Communiqué de la CNL


 

La CNL
s'oppose au statut créant les Offices publics de l'habitat (OPH)

 

 

Une ordonnance du gouvernement qui sera ratifiée dans le projet de loi sur le droit au logement opposable instaure un statut unique pour les Offices publics de l'habitat existants (OPHLM et OPAC). La Confédération Nationale du Logement (CNL), première organisation d'habitants, dénonce cette ordonnance et ses enjeux.


Cette modification de statut va permettre aux offices HLM de se diriger vers un fonctionnement à caractère industriel et commercial introduisant de fait, une logique commerciale dans la gestion du logement social incompatible avec la notion des usagers du logement ; le locataire étant considéré comme client.

 


Les missions de ces nouveaux OPH (Offices Publics de l'Habitat) seront plus vastes que celles des actuels OPAC mais surtout des OPHLM. Les OPH pourront, par exemple, construire en plus des logements locatifs, d'autres équipements. « 
Cet élargissement du champ d'action des établissements publics d'HLM risque de nuire aux locataires puisque cela engendrera un important besoin de fonds propres que seuls les loyers des locataires pourront apporter» explique Jean-Pierre Giacomo, Président de la CNL.

 


Selon la CNL, cette logique de diversification augure d'autres conséquences négatives.


«Cette reforme entraînera des regroupements d'organismes et donc un éloignement pour les locataires, des lieux de décision. Cela implique également, pour les organisations de locataires telle que la nôtre, une diminution de la représentation des locataires élus. Enfin, cette réforme induit la disparition du statut de fonction publique territoriale puisque les contrats de travail ne seront plus de droit public mais de droit privé» ajoute-t-il.

 


« Dès l'origine, nous nous sommes opposés à cette réforme car elle constitue une attaque contre le service public. Ce qui nous inquiète ici le plus, c'est la question de l'efficacité économique et sociale de ces nouveaux organismes.
Nous craignons que l'efficacité économique soit prioritaire face aux enjeux d'ordre social
» conclut le président de la CNL.