mardi, 05 août 2008

antennes-relai Orange - compatibilité électromagnétique et réflexions accidentelles

1 - Compatibilité électromagnétique 
 
 
Nous publions ci-dessous cette photo d'une installation d'antennes-relai du 13e arrondissement, conforme à la législation concernant la compatibilité electromagnetique - Code Postes et Telecommunications -  stipulant que les antennes de radiotelecommunication  ne peuvent être implantées sur un immeuble lorsque celui-ci est plus bas que des bâtiments
situés dans son périmètre de manière à ne pas générer de dommage par interférences des ondes émises, ni d'incompatibilité électromagnétique aux appareils électriques et électroniques se trouvant dans ces immeubles du voisinage.
 
Un immeuble ne peut être construit en vis-à-vis d'une antenne de radiotelecommunication et toute antenne de radiotelecommunication doit s'élever au-dessus du toit le plus haut situé dans son périmètre d'implantation (et non seulement dans son faisceau d'émission). 
 
L'opérateur ayant installé ces antennes-relai sur ce toit du 13e s'est mis en conformité en posant un mât d'hauteur suffisante de sorte que le bas de l'antenne-relai la plus basse sur le mât dépasse du point le plus haut de la toiture de l'immeuble voisin.  
 
En tout état de cause, l'intégration esthétique d'une antenne de radiotelecommunication, passe après le respect de cette
règle de compatibilité électromagnétique figurant également dans la règlementation européenne. 
 
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 Pour ce qui concerne notre immeuble, les cinq antennes actuelles d'Orange sont en infraction avec cette législation, depuis leur installation à l'automne 1997 sur le toit du bâtiment Prisse d'Avennes-Père Corentin, comme vous voyez sur la photo suivante.
 
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 L'immeuble d'habitation du 42-44 rue du Père Corentin est plus haut que le nôtre. L'implantation des antennes fin 1997 a été faite en contrebas du fait de mâts de hauteur insuffisante, les antennes sont actuellement en vis-à-vis des deux derniers étages côté jardin de l'immeuble du 42-44 Père Corentin. Ce qui est strictement interdit par la règlementation du Code des Postes et Telecommunications.
Mais à l'époque de cette première implantation aucun permis n'a été demandé par Orange  pour cette installation. 
 
Le 10 décembre 2004, Orange ayant un projet d'extension en UMTS de son installation, une concertation est organisée par Mme Rousseau et M. Brenot de l'Opac, à la suite de notre demande du 23 novembre adressée à M. Gueulette, conformément à ce que préconise la Charte signée entre les opérateurs de téléphonie mobile et la Ville de Paris.
 
A l'inverse d'Orange qui parlait de réduire la hauteur actuelle des mâts de 5m, dont 2m50 en aérien, fixés aux souches de cheminée ou aux édicules ascenseurs, à 4m , nous avions demandé que les nouveaux mâts soient réhaussés à 6m, voire plus, de sorte que le point bas de l'antenne dépasse la toiture de l'immeuble voisin. Orange s'était engagé à tenir compte de cette règle d'implantation. 
 
Lors de la réunion suivante le 12 juillet 2006, nos interlocuteurs chez Orange ayant changé,  nous constations en voyant le projet qu'Orange maintenait la réduction de hauteur des mats à 4m au lieu de les réhausser. Le projet n'était toujours pas, sur ce point important, en conformité avec cette règle de compatibilité électromagnetique concernant la hauteur d'implantation. L'argument d'intégration esthétique au site, qui nous amuse beaucoup depuis les travaux de ventilation mécanique, avait alors été utilisé par Orange.
 
Nous avions rappelé à Orange  cette obligation d'implantation au-dessus du toit le plus haut du périmètre et demandé que le projet soit modifié en ce sens pour respecter la législation ou, qu'en cas d'impossibilité technique,  l'installation soit entièrement démontée. Cette rectification devait être étudiée par Orange "sous quinzaine". Malgré plusieurs rappels à l'Opac en 2006, nous l'attendons toujours.
 
Nous avions également rappelé ce jour-là à Orange et à l'Opac l'existence d'une pétition des parents d'élèves et de la directrice de l'école Prisse d Avennes demandant le démontage des antennes. Pétition qui avait fait l'objet d'un reportage de FR3, deux semaines auparavant 
 
Pour résumer, plusieurs de nos interlocuteurs tant chez Orange qu'à l'Opac sont partis, les travaux PALULOS occupent une partie de 2006 et toute l'année 2007, une nouvelle règlementation des permis de construire, qui était annoncée depuis l'élaboration du nouveau PLU de Paris, entre en application en octobre 2007, Orange dépose le 7 février 2008 sa déclaration préalable de travaux dont l'objet est simplement intitulé, comme nous le découvrirons à la suite d''un courrier de M. Jean Bernard Orban, reçu le 12 juin 2008 et à notre grande surprise : "modification de l'aspect extérieur de la toiture pour déplacer des antennes".
 
L'autorisation de travaux étant intervenue le 4 avril 2008, Orange avait seulement oublié de l'afficher dès sa délivrance.
Cet affichage est obligatoire pour l'information des riverains. Nous signalons le 12 juin, à Mme Gonçalves de l'Opac ce défaut d'affichage de la part d'Orange.
Et nous obtenons de la sous direction du permis de construire un rendez-vous pour consulter le dossier de cette déclaration préalable. Ce que nous pourrons faire le 20 juin 2008.
 
2 - Réflexion accidentelle des ondes électromagnétiques émises par les antennes-relai 
 
Orange a maintenu des mâts réduits à 4m, dans sa déclaration préalable du 7 février 2008.  Ce qui pose un autre gros problème du fait de la pose en septembre 2006 de ces beaux gros chapeaux métalliques sur les conduits de ventilation
couronnant les souches de cheminée. 
Compte tenu de leur emplacement par rapport aux antennes prévues, l'abaissement d'un mètre de la hauteur des mâts,
transforme accessoirement la large surface de ces chapeaux métalliques en réflecteurs des ondes électromagnétiques émises par les antennes-relai.
L'image suivante montre la distance existant actuellement entre les antennes, fixées sur des mâts de 5m, et les chapeaux métalliques. Distance qu'Orange prétend réduire à 4m.
 
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 Vue des souches cheminée sur l'escalier "i" où les deux mâts des trois antennes tri-bandes (900 Mhz, 1800 Mhz et UMTS-2200 MHz)  seront installés. Regardez bien la distance actuelle entre le bas de l'antenne fixée sur mât de 5 m.
Il reste 1m de distance à la souche de cheminée. Si Orange réduit son mât à 4m en le fixant non plus sur la souche de cheminée mais dans l'angle de l"édicule du moteur de l'ascenseur, situé dans l'axe de la toiture, les chapeaux métalliques situés sur l'escalier "I" et "H" deviennent des réflecteurs ! 
 
Nous aurons donc des ondes pulsées de moyenne (900 MHz) et fortes puissances (1800 MHz et 2200 MHz)  qui vont rebondir en tous sens en plus des 3 faisceaux d'émission prévus. 
 
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Le dessin en coupe de l'architecte d'Orange montre les 3 faisceaux d'émission (demi-cercle sur le dessin) dont 
celui à l'azimut 0° dirigé vers le conduit cheminée de la chaufferie collective, lui-même entlèrement tubé métal !! servira également de réflecteur des ondes pulsées. 
Les 4 chapeaux métalliques sont sur les souches côté jardin.  Regardez les deux images. Réflexion en tous sens inévitable sur les deux chapeaux sud par l'azimut 0°, mais également des azimuts 260° et 0° vers les deux grands chapeaux métalliques de l'escalier H et certainement G.
 
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Schéma de l'architecte d'Orange montrant l'emplacement et la hauteur des deux futurs mâts et leurs trois antennes tri-bandes (vus depuis la rue Lacaze).  
Les ondes émises l'antenne tri-bandes à l'azimut 135° (vers rue Henri Regnault et Montsouris) rebondiront en tous sens sur les deux chapeaux métalliques de la souche extérieure, côté Est, et vers l'immeuble du 42-44 Père Corentin.  
Enfin, le moteur et la cage d'ascenseur étant également entièrement métalliques, la réflexion des ondes pulsées sera extrêmement importante au 7e et 6e étage de cet escalier "i".   
 
 
Les troubles de voisinage du fait de cette installation seront également inévitables avec les conséquences dramatiques que cela risque d'avoir sur la santé des résidents de l'immeuble et des riverains. 
Ce problème n'existait évidemment pas lors de la concertation puisque les chapeaux métalliques n'ont été posés qu'en septembre 2006. Néanmoins, si à l'Opac cet effet de réflexion des ondes électromagnétiques sur le métal pouvait être méconnu, on ne peut en dire autant d'Orange et son architecte qui ne pouvaient l'ignorer
 
Le recours que nous avons déposé le 26 juin  auprès de la sous-direction du permis de construire, porte sur 4 points, dont l'un concernant le défaut d'affichage a été résolu le 24 juillet  dernier  par Orange qui a enfin procédé à l'affichage lisible du panneau règlementaire. 
 
Deux autres beaucoup plus graves expliqués ci-dessus.
Le dernier point qui fera l'objet du billet suivant concerne l'installation du garde-corps en tubes d'acier soudé autour du vasistas d'accès à la toiture ne tenant pas compte d'éléments existants sur la toiture zinc.
 
Nous présenterons également l'ensemble du projet d'Orange sur lequel nous étions d'accord n'étant le point d'achoppement de la hauteur du mât vis-à-vis du respect de la règle de compatibilité électromagnétique et celui ajouté en septembre 2006, par la pose des larges chapeaux métalliques sur les souches des cheminées  
 
à suivre...